Chapitre 2 De la volonté au mouvement

Chapitre 2 : De la volonté au mouvement

Le réflexe myotatique sert d’outil diagnostique pour identifier d’éventuelles anomalies du système neuromusculaire localement (nerfs rachidiens, muscles et une petite partie de la moelle épinière), mais certaines perturbations des mouvements volontaires peuvent résulter d’anomalies touchant le système nerveux central (cerveau, moelle épinière) comme par exemple les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Comment expliquer la commande motrice volontaire ?
Quelles sont les structures qui interviennent dans cette commande motrice volontaire?

I) Les aires corticales spécialisées dans la motricité volontaire

Activité à préparer avant l’exercice : Comprendre l’organisation du cortex cérébral

Quelles sont les régions du cerveau qui participent au contrôle des mouvements volontaires ?

homonc

Le cortex somatosensoriel

Conclusion à compléter sur E&N

aires cort

Doc.1 : La réalisation des mouvements volontaires implique la collaboration entre 3 types d’aires corticales connectées entre elles

-Certaines aires (cortex pariétal) sont impliquées dans l’intention de mouvement : décision de réaliser tel ou tel mouvement. Ex : allumer la lumière de la pièce.

-D’autres aires motrices (aires prémotrices) sont impliquées dans la sélection des mouvements qui vont être nécessaires pour réaliser correctement une séquence motrice donnée au bon moment. Ex : contracter certains muscles pour appuyer sur le bouton.

Ces sélections s’effectuent sur la base de stimuli externes (il fait nuit) ou internes (je me souviens qu’il faut appuyer sur ce bouton).

-Certaines zones (aires motrices primaires) commandent la contraction de tel ou tel muscle de sorte que la séquence motrice est réalisée.

 

Compléter le schéma précisant la collaboration entre aires corticales dans la commande du mouvement :

S’aider des mots suivants : aire prémotrice, cortex pariétal, aire motrice primaire M1, stimulus externe, stimulus interne

schéma nerveuxL’exploration du cortex, que ce soit par stimulation ou par imagerie médicale récente, permet de localiser une zone de cerveau spécialisée dans le contrôle volontaire des mouvements appelée cortex moteur. Chaque région du corps est contrôlée par une zone particulière du cortex ou aire motrice dont la surface dépend de la sensibilité motrice de la région. Les neurones de l’aire M1 contrôlent les mouvements des muscles d’une région donnée du corps.

Activité 1 TP 23

  • Avant la greffe : représentations corticales des mains faibles et ne représentent qu’une partie du cortex moteur. Parallèlement, la représentation corticale du coude est élevée.
  • Après la greffe : la représentation motrice de la main est très importante et retrouve l’importance qu’elle avait avant l’accident. La région contrôlant le coude, qui occupait la région dédiée normalement à la main dans le cortex moteur, suite à l’amputation, retrouve sa position initiale. C’est la plasticité du cortex moteur.

On constate une récupération progressive des activités motrices et une modification des cartes motrices des mains : la taille des territoires concernés de l’aire M1 augmente considérablement, pour les 2 mains, après la greffe. Ces observations attestent de la plasticité cérébrale du cortex moteur et montrent que la plasticité est essentielle aux facultés de récupération motrice après un accident.

L’apprentissage moteur, c’est-à-dire l’acquisition d’une nouvelle performance motrice ou entraînement, provoque des différences dans le cortex moteur. Les territoires fortement sollicités sont plus développés. Ces différences sont à mettre en relation avec une capacité fondamentale du cortex : la plasticité, c’est-à-dire sa capacité à se modifier en réponse à une stimulation environnementale.

 

Comment les messages nerveux élaborés au niveau de l’aire motrice primaire parviennent-ils aux motoneurones responsables de la contraction des fibres musculaires ?

II)  les voies motrices : du cortex aux muscles

A/ Du cortex aux motoneurones de la moelle épinière : les voies motrices pyramidales

Activité 2 TP 23

Comment les motoneurones médullaires intègrent-ils les différents messages afférents qui leur parviennent, afin d’élaborer un message moteur efférent à l’origine d’un mouvement ?

Conclusion à compléter sur E&N

B/ Activité intégratrice d’un motoneurone

Activité 3 TP 23

Conclusion à compléter sur E&N

 

Comment expliquer les variations individuelles de la commande motrice ?

III) La plasticité des aires corticales motrices

A/ Des variations d’organisation en relation avec le mode de vie

Exercice sur le violoniste

Lorsqu’on compare les cartes motrices de différents individus, on constate des différences importantes : les zones de contrôle des différentes parties du corps sont plus ou moins étendues dans le cortex.

Ces différences ne sont pas innées et s’acquièrent lors du développement de l’individu en relation avec son mode de vie. Ces différences sont à mettre en relation avec une capacité fondamentale du cortex à se modifier en réponse à une stimulation environnementale : c’est la plasticité cérébrale.

Chaque individu, lors de son développement, possède une histoire qui lui est propre. Il peut pratiquer différents sports, réaliser différents apprentissages. Les zones motrices les plus sollicitées sont en relation avec une zone corticale souvent plus étendue. Cela permet l’élaboration d’un phénotype spécifique du cortex moteur propre à chaque individu.

B/ la plasticité lors de certains accidents.

Lors d’une greffe (activité 1 TP 23)

Conclusion :

La plasticité permet donc de comprendre que l’organisation du cortex n’est pas figée lors du développement de l’individu mais peut également se modifier à l’âge adulte. Le rôle de cette plasticité est fondamental dans la récupération après des lésions corticales et permet souvent d’envisager la récupération des capacités nerveuses perdues après l’accident.

Lors d’accident vasculaire cérébrale (AVC)

Suite à un accident vasculaire cérébral, monsieur X a perdu la motricité de la partie gauche de son corps (hémiplégie gauche), notamment la motricité de sa main gauche.

On cherche à expliquer les symptômes de monsieur X et ainsi à localiser la région du cortex cérébral à l’origine des messages moteurs volontaires de la partie gauche du corps du patient.

1- Sur les trois vues, localiser précisément l’anomalie chez le patient (une masse clairement visible dans l’encéphale) par rapport à un témoin.

2- Sur les trois vues, à l’aide des images fonctionnelles, localiser précisément l’aire corticale mobilisée pour effectuer des mouvements volontaires de la main gauche chez un témoin.

irm

C/ Préserver son capital nerveux.

Article « Pour la science » sur bénéfice du sport sur l’activité intellectuelle.

facteurs plasticité

Les différents facteurs intervenant dans la plasticité cérébrale

Différentes facteurs agissent sur le maintien du capital nerveux :

  • activité physique/ intellectuelle régulière / bonne alimentation (apport de flavonoïde) : action positive
  • vieillissement/ mauvaise alimentation : action négative

Les cellules nerveuses d’un individu constituent un capital à préserver et à entretenir. Les capacités de remaniements du cerveau sont en relation avec le comportement de chaque individu.

plastic

Conséquences de la plasticité nerveuse

4 commentaires pour Chapitre 2 De la volonté au mouvement

  1. dakeykomimakafui dit :

    magnifique

  2. plasticité dit :

    Bonsoir,
    je n’arrive pas à lire « Conséquences de la plasticité nerveuse »
    Pourriez vous m’aider svp ?

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