Microbiote humain et santé

 

II/ La lutte contre les maladies vectorielles se fait individuellement et collectivement

  • Décrire les moyens de lutte contre les maladies vectorielles

Evoqué au cycle 4 : mesures d’hygiène, vaccinations, prévention des IST

Les parasites et leurs cycles biologiques sont très étudiés pour développer des moyens de lutte.

Comportements individuels :

  • Respecter des mesures d’hygiène pour empêcher la transmission du parasite par des mains souillées par exemple.

  • Utiliser des dispositifs de protection comme les préservatifs qui bloquent la transmission du VIH par voie sexuelle.

Comportements collectifs

  • Respecter des protocoles pour les transfusions sanguines pour éviter de transmettre des maladies comme le SIDA.

  • Tenter d’éradiquer la maladie en vaccinant. Une campagne de vaccination n’est efficace que si elle couvre une grande partie de la population. Sans cela, le réservoir de pathogènes reste présent et l’épidémie n’est pas stoppée.

4.2.3 – Notre santé dépend de notre microbiote

  • Expliquer les relations entre l’Homme et son microbiote

Evoqué au cycle 4 : le monde microbien hébergé par notre organisme, réactions immunitaires, antibiotiques

Le microbiote humain représente l’ensemble des microorganismes vivant dans et sur le corps humain. Il se met en place dès la naissance et évolue tout au long de la vie. La nature de notre alimentation favorise certaines bactéries aux dépend d’autres ; l’utilisation d’antibiotiques a tendance à détruire les bactéries. Chaque individu développe son propre microbiote en fonction de ce qu’il a vécu et de ses habitudes alimentaires. La composition en microorganismes et la diversité du microbiote sont des indicateurs de santé.

Il y a une symbiose entre le microbiote et l’Homme. Les bactéries trouvent dans le tube digestif des éléments nutritifs. En retour, elles facilitent la digestion et assurent une protection contre certaines pathologies, par exemple avec des propriétés anti-inflammatoires. La présence de bactéries non pathogènes dans notre organisme limite l’implantation de bactéries pathogènes par compétition entre bactéries.

On a montré un lien entre la présence de certaines bactéries dans le microbiote et des pathologies comme le diabète. Des recherches sont menées pour définir des traitements basés sur la modulation du microbiote.

Dans certains cas, le système immunitaire est affaibli et des bactéries inoffensives de notre microbiote peuvent devenir pathogènes.

Le microbiote intestinal joue un rôle important dans la digestion. Les bactéries présentes dans le tube digestif dégradent certaines molécules organiques et les rendent assimilables pour notre organisme. La nature des bactéries présentes est reliée à différentes pathologies.

  1. La diversité du microbiote. TP25

Notre corps contient de très nombreux micro-organismes, bien plus que de cellules humaines. Ce sont pour la plupart des bactéries non pathogènes tant qu’elles ne pénètrent pas dans le milieu intérieur. Cela dit, les muqueuses et l’intestin ne font pas partie du milieu intérieur car sont en continuité directe avec l’extérieur du corps. C’est dans l’intestin que nous hébergeons le plus de cellules de ce que l’on nomme le microbiote. Chaque individu possède un microbiote qui lui est propre et qui se met en place progressivement dès la naissance en fonction de l’environnement qui nous entoure, de l’alimentation, de l’hygiène etc… Plus la diversité du microbiote est grande meilleure est notre santé.

  1. Les différentes fonctions du microbiote.

Le microbiote a donc une incidence directe sur notre santé. Plus il est diversifié et riche en bactéries, plus il y a de compétition entre elles et les éventuels micro-organismes pathogènes qui ne pourront alors pas se développer. Le microbiote intestinal est capital pour notre digestion, notre immunité et il modifie même notre comportement. Certains considèrent même que notre intestin avec son microbiote constitue notre deuxième cerveau étant donnée la richesse des connexions nerveuses et le grand nombre d’interactions avec ces bactéries.

Certaines pathologies sont liées à un déséquilibre du microbiote. Il est alors possible de réaliser des greffes de microbiote et les résultats sont parfois spectaculaires, parfois moins selon les cas. On a même montré une modification des symptômes des troubles du spectre autistique chez certains autistes en modifiant leur microbiote. Ce nouvel aspect de notre organisme, cette symbiose, n’a pas encore livré tous ses secrets.


Connaissances

Le microbiote humain représente l’ensemble des microorganismes qui vit sur et dans le corps humain. Les interactions entre hôte et microbiote jouent un rôle essentiel pour le maintien de la santé et du bien-être de l’hôte. La composition en microorganismes et la diversité du microbiote sont des indicateurs de santé. Le microbiote se met en place dès la naissance et évolue en fonction de différents facteurs comme l’alimentation (présence de fibres) ou les traitements antibiotiques. Le microbiote intestinal a un rôle indispensable dans l’immunité et dans la digestion. Certaines bactéries ont des propriétés anti-inflammatoires. Les travaux sur le microbiote établissent des corrélations entre des compositions du microbiote et des pathologies. La modulation du microbiote ouvre des pistes de traitement dans certains cas de maladies. Certains microorganismes normalement bénins du microbiote peuvent devenir pathogènes pour l’organisme notamment en cas d’affaiblissement du système immunitaire.

Notions fondamentales : symbiose ; hôte et microbiote ; unicité et diversité du microbiote ; habitudes alimentaires et évolution du microbiote ; microbiote maternel et construction de la symbiose hôte-microbiote ; compétition entre microbes.

Capacités

– Calculer la proportion de microbes présents dans un individu par rapport à son nombre de cellules.

– Observer un frottis de bactéries du microbiote de vertébrés.

– Exploiter des expériences historiques établissant des relations entre bactéries et santé.

– Analyser, comparer, critiquer des informations sur les effets scientifiquement prouvés du microbiote et sur l’utilisation du microbiote en santé humaine.

– Savoir évaluer les précautions hygiéniques nécessaires au plus juste (fréquence et pertinence des lavages de mains et utilisation de gels hydro-alcooliques).

Précisions : les notions doivent être abordées avec un nombre limité d’exemples. La connaissance des pré ou probiotiques n’est pas attendue.

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