Érosion et activité humaine

1. Le rôle du climat et de la végétation sur l’érosion

Livre p118-119

La végétation est un frein à l’érosion : les racines constituent un filet qui retient les particules, et la force de l’eau est atténuée par la présence de plantes.

  • Les demoiselles coiffées sont formées par érosion d’un matériau meuble, sauf à l’endroit où une grosse pierre ou de la végétation dense ont empêché l’érosion.
  • Le réseau racinaire bien visible sur cette photo retient l’eau, qui s’infiltre au lieu de ruisseler.
  • La forêt sur les pentes empêche l’érosion en ralentissant la pluie, qui a le temps de s’infiltrer dans le sol.

Le climat, à travers ses différentes composantes (la chaleur favorise les réactions chimiques, l’eau solubilise les ions, le gel fait éclater les roches et les mottes de terre), influe fortement sur l’altération des roches du sous-sol.

Variation des biomes et de l’altération en fonction de la latitude

Sur ce graphique, on visualise les biomes, de la toundra à 90° de latitude (c’est à dire le pôle) à la forêt équatoriale à 0° de latitude (c’est à dire l’équateur).

En parallèle, on observe l’épaisseur du sol, c’est à dire de la couche concernée par l’altération. Elle est directement proportionnelle à la pluviométrie (plus il pleut, plus le sol est épais) et à la limite savane/forêt on constate également que la température favorise l’altération.

exercice 8p129

2. Les activités humaines sont impactées par l’érosion

Livre p120-121

L’érosion naturelle, du fait de son caractère aléatoire (on parle d’aléas, c’est-à-dire des événements difficilement prévisibles, ce qui rend d’ailleurs presque contradictoire le terme « prévision des aléas ») est un risque pour les infrastructures humaines.

Mais les activités humaines peuvent malheureusement également contribuer à une augmentation de l’érosion des terrains et ainsi fragiliser de nombreuses zones, que ce soit au niveau du littoral, de la déforestation ou à cause d’exploitations au niveau de certaines carrières. Il est donc nécessaire de faire de la prévention des risques et de réglementer l’installation des activités.

Lire l’histoire de Giorgina Reid (1908-2001) dans la BD « Culottées » tome 1 (au CDI ou ici en dessin animé si vous êtes en France ou si vous avez un VPN)

L’érosion de certaines zones comme le littoral met en danger les habitations ou activités humaines installées trop près du rivage. Des aménagements sont faits pour limiter ces impacts.

Un exemple d’érosion littorale : l’immeuble Le Signal à Soulac

On peut suivre en temps réel l’érosion des plages via le site GéoLittoral.

TP Couverture du sol et érosion

Ruissellement et érosion selon la couverture du sol

Trois situations de couverture du sol

Sur la figure ci-contre, on plante dans la maquette de la végétation organisée de la façon suivante :

  • à gauche, végétation en travers de la pente (voir un exemple dans cette plantation de thé)
  • au centre, couverture végétale uniforme
  • à droite, sol nu ou végétation dans le sens de la pente.

En arrosant la maquette (pluie), on constate que l’eau recueillie en bas (dans la rivière) est plus ou moins chargée en particules selon le mode de couverture du sol (très chargée = marron, chargée = beige, propre = bleue) : la végétation conditionne l’érosion des sols. Une vidéo en anglais (7’35 mais beaucoup d’explications que l’on peut abréger) pour voir une expérience comparable.

Plutôt que de chercher à combattre les effets de cette érosion, il parait préférable de modifier les actions qui la causent, par exemple en plantant intelligemment les cultures et/ou en replantant des haies.

Vidéo : « Des propriétés d’une roche à son exploitation« 

Les produits de l’érosion et les dépôts sédimentaires sont très utilisés par l’Homme. Ainsi, les roches sédimentaires elles-mêmes servent de matière première pour la pierre de taille, le sable est utilisé pour la fabrication du verre et entre dans la composition du béton (voir livre p138-139 et documentaire 1h16′), les argiles et calcaires quant à eux sont à l’origine des ciments ; le gypse, lui, permet après chauffage l’obtention de plâtre, etc…


Connaissances

L’être humain utilise de nombreux produits de l’érosion/sédimentation pour ses besoins. Par ailleurs, l’activité humaine peut limiter ou favoriser l’érosion, entraînant des risques importants dans certaines zones du globe. Des mesures d’aménagement spécifiques peuvent limiter les risques encourus par les populations humaines.

Objectifs : les élèves comprennent que l’érosion a des implications dans leur vie de tous les jours, tant du point de vue des matériaux utiles à l’humanité que des risques liés à l’érosion.

Capacités

– Identifier les produits d’érosion/sédimentation utilisés par l’humanité pour répondre à ses besoins dans les matériaux du quotidien.

– Identifier des zones d’érosion (déserts, littoraux, sols, éboulements) et les risques associés, comme les moyens de prévention mis en œuvre.

– Utiliser des bases de données ou des images pour quantifier l’importance des mécanismes d’érosion actuelle et éventuellement la part liée aux activités humaines.

Précisions : on s’appuiera ici sur un ou deux exemples de risques liés à l’érosion pour montrer que les sociétés humaines ont à prendre en compte ce risque. Une étude exhaustive de tous les risques n’est pas attendue.

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