TP13 Anxiété et test comportemental chez la souris

TP 13 Anxiété et test comportemental chez la souris

Les souris sont étudiées car   leur comportement peut révéler leur niveau de stress : déplacement // arrêt , redressement, escalade des parois, toilettage des pattes du corps ou le plus souvent du museau, reniflage.

Une équipe de chercheurs étudient les variations du niveau d’anxiété chez des  rongeurs.  Ils utilisent comme dispositif expérimental, le labyrinthe en croix ( Elevated Plus Maze  test -EPM en anglais), utilisé en association avec un logiciel et un enregistrement vidéo pour suivre le déplacement de la souris.  On cherche à comprendre les effets d’anxiolytiques sur le comportement des souris, par la réalisation de tests comportementaux et leur traitement numérique.

Le test de l’EPM est basé sur le comportement bivalent des souris : elle est continuellement partagée entre un comportement d’exploration qui l’amène à se risquer dans un espace ouvert et lumineux ou bien un comportement de protection qui l’amène à rester près des parois dans un milieu fermé et sombre.

Le test du labyrinthe en croix surélevé est utilisé pour évaluer l’anxiété chez les rongeurs.
Ce labyrinthe  est constitué de deux bras, face à face ouverts (notés O), et deux bras, face à face fermés (notés F). L’ensemble forme une croix surélevée du sol. Ce test repose sur la peur naturelle des rongeurs pour les espaces ouverts et en hauteur. Ainsi plus un animal
est anxieux, plus il se restreint aux espaces fermés.

Chaque bras fait 10 cm de large et 50 cm de long, muni de deux bras opposés ouvert avec un bord relevé. Les deux fermés  sont équipés  de murs haut de 30 cm. La hauteur de la piste du sol est de 55 cm, ce qui peut augmenter leur anxiété.

 

Le protocole expérimental

Vidéo présentant le protocole   (lien vers texte)

Les rats Sprague Dawley (SPD) reçoivent un supplément   de cétone exogènes pendant 83 jours ou subchronique et gavés aiguë par voie orale, par jour pendant 7 jours, avant d’effectuer l’EPM test.

Les rats sont filmés et les temps passés dans les branches ouvertes et fermées sont quantifiés. Plus le temps passé dans les branches ouvertes est élevé, moins le rat est anxieux. Le temps passé dans la zone centrale, interprété comme une indécision, n’est pas comptabilisé.

En laboratoire, les équipes utilisent des logiciels de suivis de trajectoires. Les données recueillies sont représentées de la manière suivante :

Figure 6

Afin d’argumenter, par la réalisation de tests comportementaux et leur traitement numérique, l’hypothèse que les anxiolytiques
entraînent une diminution  de l’anxiété :
– Analyser une séquence vidéo d’un test comportemental ;
– Traiter des données. On considère que l’animal est entré dans un bras quand la totalité de son corps (sauf la queue) a quitté la zone centrale (carré au centre du dispositif).
L’espace central, qui correspond à la position de l’animal en début d’expérience, n’est considéré ni comme un bras ouvert, ni comme un bras fermé.

  • Exprimer les résultats de chaque souris sous la forme d’un graphique présentant le temps passé dans chacun des deux bras pour les deux souris.
  • Comparer les deux courbes obtenues pour formuler une hypothèse sur l’impact de la prise d’anxiolytique par rapport à la souris sauvage témoin.

Matériels :

Les résultats obtenus pour la souris témoin sont visibles avec cette vidéo.

 

Les résultats obtenus avec la souris ayant reçu des anxiolytiques sont les suivants :

 


 

 

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