S4 Hormone et procréation humaine (1)

IV/ Le fonctionnement de l’appareil reproducteur repose sur un dispositif neuroendocrinien

Avant la séance


Pendant la séance

Comment se fait la régulation du cycle sexuel chez la femme et chez l’homme ?

A/ La régulation des cycles sexuels dépend d’hormones.

La régulation des cycles sexuels dépend d’hormones (power point)hormone

B/ Le cycle naturel de la femme est régulé par les hormones ovariennes et hypothalamo-hypophysaires

L’appareil reproducteur féminin fonctionne de façon cyclique en moyenne tous les 28 jours. Le cycle est caractérisé par le début des règles.(power point)

cycle ovarien uterin hormone

Le 14ème jour se produit l’ovulation suite au pic d’ une hormone appelée œstrogène : un follicule mûr expulse alors son ovule; le follicule se transforme ensuite en corps jaune.

Ce dernier sécrète alors une autre hormone : la progestérone qui contrôle la croissance de la muqueuse utérine (=endomètre) pour la rendre apte à la nidation.

Si la nidation n’a pas eu lieu, l’endomètre est détruit ce qui est à l’origine des règles. Les hormones sont donc chargées de synchroniser le cycle ovarien et le cycle utérin.

cycle de reproduction chez la femme

L’hypophyse contrôle la production d’hormones sexuelles ovariennes (œstrogène et progestérone) par les hormones qu’il produit lui-même: la LH et la FSH. La sécrétion d’hormone par l’hypophyse est en retour contrôlée par les hormones ovariennes : on parle de rétrocontrôle.

Au début de la phase folliculaire du cycle féminin, la faible concentration d’œstrogène induit un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH et de FSH par l’hypophyse. En grossissant, le follicule sécrète une plus forte quantité d’œstrogène, la concentration d’œstrogène augmente et un rétrocontrôle positif sur l’hypophyse se met en place. La concentration de LH et FSH se met donc à augmenter si bien qu’il y a un pic de sécrétion de ces hormones (LH et FSH) au 14ème jour qui déclenche l’ovulation. Après l’ovulation, en phase lutéale, les œstrogènes induisent un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse, de même que la progestérone qui est aussi responsable des modifications utérines.

C/ Le fonctionnement de l’appareil reproducteur masculin repose sur un dispositif neuroendocrinien

Les organes reproducteurs masculins, les testicules, fonctionnent de façon continue en produisant des spermatozoïdes et une hormone la testostérone.

 

 

 

 

 

 

B/ Les molécules de synthèse permettant la maîtrise de la procréation modifient ce cycle hormonal naturel

On bloque l’ovulation : on donne des estrogènes et de la progestérone de synthèse qui bloquent la stimulation de l’ovaire via l’hypophyse : l’hypophyse est mise au repos et cesse de stimuler les ovaires, de sorte que l’ovulation n’a pas lieu (Pilule estroprogestative). On doit vérifier que l’équilibre hormonal soit respecté.

Effet pilule oestra-prog

On empêche l’ovaire et le spermatozoïde de se rencontrer. On peut utiliser une pilule progestative (prise quotidiennement) qui agit en coagulant la glaire dans le col de l’utérus, ce qui empêche les spermatozoïdes d’atteindre l’ovocyte.

filance glaire

glaire cervicale

Exercice d’application:

mise en évidence rôle hormonal

Après la séance :

 

Ces activités sont auto-correctives : il faut recommencer jusqu’à l’obtention de 100% de bonnes réponses. Aucune correction ne sera faite en classe.

 


Le coin du professeur

Objectifs de connaissances :

Le fonctionnement de l’appareil reproducteur repose sur un dispositif neuroendocrinien faisant intervenir l’hypothalamus, l’hypophyse et les organes sexuels.

Notions fondamentales : hormones et neurohormones hypothalamo-hypophysaires (FSH, LH et GnRH) ;

Capacités

-Mettre en œuvre une méthode (démarche historique) et/ou une utilisation de logiciels (exemple:visualisation de modèles moléculaires, réalité augmentée) et/ou une pratique documentaire pour expliquer le mode d’action des molécules exogènes agissant comme des «leurres».

-Recenser, extraire et organiser des informations pour relier les causes de stérilité ou d’infertilité au choix des modalités de l’assistance médicale à la procréation.

-Extraire et exploiter des données pour relier la prévention contre les IST (SIDA, hépatite, papillomavirus, etc.) à la vaccination ou l’utilisation du préservatif.

-Montrer les applications biotechnologiques découlant des connaissances scientifiques.Précisions:la connaissance des différents types de rétrocontrôle n’est pas attendue. Il s’agit de montrer comment des molécules exogènes peuvent agir comme des «leurres»pour empêcher la production des ovocytes ou des spermatozoïdes, pour désynchroniser le fonctionnement de l’appareil reproducteur chez la femme ou empêcher le développement de la muqueuse utérine. Les mécanismes cellulaires de l’action des hormones, de même que les voies de leur synthèse, ne sont pas au programme. Le lien est établi entre certaines étapes des techniques de l’assistance médicale à la procréation ou d’interruption volontaire de grossesse et les connaissances scientifiques qui permettent de les expliquer et d’évoquer leur cadre éthique.

 

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