Indicateurs des climats passés et actuels (2)

B/ Variations de la concentration atmosphérique de CO2 à différentes échelles de temps.

Cette animation présente tout d’abord l’évolution de la concentration atmosphérique de CO2, entre 1980 et 2019. Dans cette première partie, la courbe de gauche représente les valeurs relevées en fonction de la latitude, pour différents endroits à la surface du globe, indiqués sur la carte.

La courbe de droite représente les variations en fonction du temps pour deux points particuliers (en antarctique et à Hawaii, points rouge et bleu).

 

De 1958 à 1979, les valeurs obtenues ont été réalisées par des mesures atmosphériques directes, réalisées par le programme Scripps CO2. Pour la période de 1979-2019, il s’agit des mesures effectuées par la NOAA par satellite. Toutes les données plus anciennes sont obtenues à partir de carottes de glace, au Groenland et en Antarctique.

A partir de la vidéo, répondre aux questions suivantes :

  1. Quelles sont les valeurs de concentration de CO2 en ppm en 1979 ? en 2019 ? à l’ère préindustriel ? Durant la période glaciaire ?
  2. Est-ce que les valeurs atteintes aujourd’hui ont existé dans le passé ?
  3. Cette augmentation de rejet de CO2 est-il un phénomène rapide ou lent à l’échelle géologique ?
  4. Connaissant les méthodes de mesures, qu’en penser ?

Pour aller plus loin :

 


savoir

Le climat de la Terre présente une variabilité naturelle sur différentes échelles de temps. Toutefois, depuis plusieurs centaines de milliers d’années, jamais la concentration du CO2 atmosphérique n’a augmenté aussi rapidement qu’actuellement.

Points à relever avec ce graphique :

Cette animation numérique permet de constater que :

  • la concentration de CO2 a fortement augmenté, sur un temps relativement court, entre la fin de l’ère préindustrielle (1850) et 2019. 1979 : 336 ppm, 2019 : 411 ppm, ere préindustriel : 278 ppm, période glaciaire : 185 ppm

  • Les valeurs atteintes aujourd’hui (plus de 400 ppm) n’ont jamais été atteintes depuis 800 000 ans. Ceci s’explique par la libération accrue de CO2 en lien avec les activités anthropiques. Il est à noter également la vitesse à laquelle s’est effectuée cette augmentation.

 

réflexion sur la prise de mesure des données : Cela signifie également qu’à la différence des valeurs récentes obtenues par mesures directes, l’étude des « anciens » gaz de l’atmosphère emprisonnés dans les glaces est soumise à des incertitudes, notamment parce que cela nécessite une datation des couches de glace, qui est plus ou moins aisée. De plus, les bulles d’air peuvent migrer dans la glace et une même bulle peut donc potentiellement contenir « plusieurs » atmosphères, ce qui rend la détermination encore plus difficile et ajoute aux incertitudes.

 

 

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