Terres rares

Terres rares

Les terres rares sont 17 éléments chimiques  cruciaux pour les technologies modernes (smartphones, éoliennes, etc.), mais leur nom est trompeur car elles ne sont pas si rares, mais difficiles à extraire car ils sont contenus dans le sol à des doses infinitésimales, d’où le qualitatif de « rares ». Pour extraire 1kg de Lutecium, il faut casser 1200 tonnes de roches, pour extraire 1kg de vanadium, il faut casser 8.5 tonnes de roches.

« Les terres rares sont à notre société de l’information ce que le pétrole est à la société industrielles » François Camé

La figure ci-contre résume la chaine de valeur de la mine à la production des aimants permanents Nd-Fe-B.(source ).

L’extraction des terres rares est polluante. Les terres rares sont la plupart du temps, imbriquées avec de l’uranium et du thorium, hautement radioactif. La pollution radioactive mesurée dans les villages de Mongolie-proche de Baotou, capitale chinoise des terres rares est de 32 fois la normale (Tchernobyl est de 14 fois la normale). 3 millions d’hectares chinois sont endommagés par l’activité d’extraction.  Malgré ses risques de pollution, la Chine produit 70 % des terres rares dans le monde et en traite près des 9/10 dans le monde. Ce qui explique qu’elle ait récupéré le traitement de ses métaux, quand les autres pays ont préféré délocaliser ces activités polluantes. 98% de la consommation européenne est importée de Chine en 2021. Or aujourd’hui, la chine limite l’exportation de ses terres rares. Le monde entier cherche à sortir aujourd’hui de cette dépendance.

Il se trouve que le Groenland possède 1/4 des ressources mondiales, avec celles ayant le plus de valeur : holmium, europium, lutécium etc…(source)

 

Ce sont également les plus recherchées pour l’industrie de l’armement, les voitures, les téléphones etc…

Mais les Groenlandais veulent protéger leur environnement. D’où le blocage d’extraction de ses terres rares.

 

 


Pour aller plus loin : une présentation du gouvernement canadien